Dans la sombreur, au déclin d'une saison, le
ciel cérulé, strié par les rais de lune, je livre, latente, au centre de mes oraisons, mes dédales comme un trésor d'infortune.
La mer berce l'infinie horizon qui se tait. Un cri disparate ... des
déferlantes, échoue. Une parcelle ondule, se dessine, persécutée, les éléments s'obstinent, le vent joue !
Au coeur du parfum de sel, la plage est arène. Sous les ressacs mouvants,
l'écume bave. Le sable se dérobe vers quelques carènes, en poussière d'or ornant diverses épaves.
Au port, un règne magistral plane, pudique. Les navires blancs, ancrés,
jonchent les eaux. Les mâts épousent les contrastes ludiques... sous mes yeux un décor divin de tableau.
A l'apogée de leur gloire, les étoiles reculent. L'empyrée vacille au rythme
de mille éclats. Les voiles des rafiots éventrées se bousculent, je m'évade sous les fracas.
De ma paume je vise les abîmes de l'univers, je lis la partition de toute son
immensité, je calque ma vision sur ma copie, en vers, d'un monde qui manifeste son intensité.
Un musicien affligé use non loin sa cithare, masqué par la brume il ressemble
aux chimères, un visage effacé, la bouche gercée et un cigare, pour trois sous invite au bonheur éphémère.
Je me retourne une dernière fois, troublée, je vole l'image irréelle,
imprégnée, je surplombe les praires encore ensablés, et je consens à laisser cette âme ici régner.
Vendredi 13 novembre 2009
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Publié dans : Eclaboussures passionnées
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Par Blanche-neige - Ecrire un commentaire - Recommander


Keskizondi ?