Moi, moi et moi

  • : Le blog de Blanche-neige

Fichu temps qui passe !

Novembre 2009
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Autoportrait

  • : Blanche-neige
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Ô mâges Ô miens !

Coups de coeur, émotions, anecdotes, des histoires humaines, parfois cocasses, cyniques, affectives, personnelles. Au pôle de la douleur et de la souffrance règne une humanité exclue, à son opposé trônent l'admiration et l'empathie. L'aide est précieuse, vitale, fondamentale.

Un cadre professionnel joint au cadre personnel, quand les deux dimensions ne font qu'une et font ce que nous sommes au plus profond de l'être. "Barrière", "distance" ne sont plus que des mots, un abîme merveilleux dans lequel je me précipite à coeur perdu.

Pouvons-nous fermer une porte et faire s'envoler les confidences et aveux soufflés durant le temps d'une jolie aventure avec l'autre ? pouvons-nous faire de ces tranches de vie de simples souvenirs ? pouvons-nous retranscrire avec exactitude l'inexplicable ?

Je rencontre la misère matérielle, intellectuelle ou culturelle, à l'inverse je touche de près les intelligences non artificielles, cadrées, intenses : l'érudition dans toute sa splendeur. Je suis percutée par la diversité des éducations, des milieux culturels et cette richesse que me nourrit.

Je vois dans les regards figés "la différence" qui exacerbe l'effroi des uns et la curiosité des autres. Je ressens l'incapacité de communiquer avec l'"inconnu", celui qui ne nous ressemble pas. L'indifférence, le jugement, la pitié, la compassion; autant de termes pour justifier ce que la distinction peut engendrer comme facilités d'émotions aux yeux du passant qui fait semblant de s'attarder sur un être singulier, puis, qui s'en va en s'empressant d'oublier ce qu'il vient de voir.

Voici toute une vie, de son origine à l'origine de celle des autres; la rencontre avec moi même. J'ai enfin rendez-vous avec la vie.

Bien la venue dans mon monde et les dédales de leur univers.

Nath

Texte Libre

Keskizondi ?

Texte Libre

Texte Libre



Il y a des matins purs et effervescents. Qui parviennent à balayer les orages annoncés violents.
Il y a des matins odorifiques et suaves. Qui fleurent bon les nuits poétiques et les aveux éveillés.
Il y a des matins souverains et divins. Qui avec leur sceptre dissipent les intolérables ombrages.
Il y a des matins où tout appartient à hier. Qui sillonnent les mémoires de leurs traces indélébiles.
Il y a des matins mystérieux et précieux. Qui subliment les talents et atteignent les consciences.
Il y a des matins honnêtes et muets. Qui nous enclavent dans une folle destinée efflorescente.

Il y a des soirs brodés de guipure aux fils de "soi". Qui donnent à l'ouvrage le titre émérite d'art.
Il y a des soirs raffinés et rares. Qui précipitent dans l'abîme ensoleillé de l'inestimable passion.
Il y a des soirs à déposer dans un écrin. Qui une fois réouvert évoquera une mémoire oubliée.
Il y a des soirs amers et moroses. Qui exhalent l'absence comme une vive éclipse imparable.
Il y a des soirs à inscrire sur des grimoires. Qui recueilleraient les formules de ses "charmes".
Il y a des soirs où tout est ordinaire. Qui octroient du temps pour saisir l'instant du présent.

Nath

Vendredi 23 janvier 2009
- Publié dans : Eclaboussures passionnées - Voir les 2 commentaires
Par Blanche-neige - Ecrire un commentaire - Recommander

Je vais chez le coiffeur environ tous les deux ans et demi depuis 10 ans. Mes cheveux ont une histoire. L'heure est à la confession.

[Il y a 10 ans]

A force de lubies toutes plus débiles les unes des autres, il y a une dizaine d'années j'avais décidé de me teindre les cheveux (longueur mi dos) couleur myrtille. Produit acheté en grande surface. Et manifestement c'est de la merde.

Quand j'ai vu le résultat et après m'être demandé qui était cette immonde créature qui reflétait dans mon miroir et surtout après avoir émis l'hypothèse que ça pouvait être moi ... je n'ai rien trouvé de mieux que de m'obstiner.

J'ai été en proie à une paralysie momentanée de la conscience. Après réflexion et avec grande stupeur, c'en est la preuve,  et c'est avec abattement que je me le suis d'abord révélé : moi aussi je peux être une abrutie finie.

Donc, je me suis obstinée.
A peine perturbée par ce chaos, je me suis attelée à résoudre ce bordel fissa. Et qui dit fissa dit re-sclérose hémisphérique neuronale. J'ai le bulbe un peu fatigué de temps à autre.
Par conséquent j'ai enchaîné décolorationS, et teintures en tout genre pour désespérément retrouver ma couleur naturelle. Tout ça pour revenir au point de départ. Notez l'incontournable logique dont je peux faire preuve.

Après avoir assimilé, et  non sans mal, que finalement, je me préfère largement en blond qui somme toute, est ce que la génétique a décidé de me donner (généralement ce n'est pas pour rien), je me suis dit que seul un professionnel pourrait d'une main de maître rattraper ce jaune orangé pissoux qui m'a coûté pas loin de 500 francs à l'époque (ce qui, approximativement, équivaut à 10 boîtes de teintures).

J'explique à la coiffeuse comment je suis parvenue à une telle oeuvre d'art, et que si elle ne m'arrangeait pas ça illico presto, j'allais par sa faute, tomber dans une grande dépression. Devant mon incommensurable désarroi elle me propose des mèches blondes qui d'après ses dires allaient atténuer ce joli ambré de mon crâne.
Au bout de 10 minutes, sentant l'ammoniaque à plein nez, ça commençait à me chauffer sévère. Elle vérifie et me dit discrétement qu'il vaut mieux attendre encore un peu. Je la crois.
Elle me vire ses papiers allu, me rince la tête, et me démêle les cheveux. Grâce aux grand miroirs disposés sous tous les angles, j'étais aux premières loges pour m'effondrer en toute indécence quand j'ai vu les dites mèches s'accumuler sur le peigne de la coiffeuse et se détacher de mon cuir chevelu.

Du trajet coiffeur/chez moi, mes cheveux ont littéralement crâmé et ma tête aussi. J'ai été brûlée au deuxième degré sur certaines surfaces et à d'autres au troisième en me traînant une odeur empyreumatique pendant quelques jours.
J'ai dû me raser en totalité (pas la peine de garder des cheveux souvenirs), le crâne mis à nu pour me soigner.
Depuis lors, j'ai juré sur la tête de mes enfants que si mes cheveux repoussaient aux endroits carbonisés (au sommet du crâne essentiellement) :
- Je ne couperais ni ne teindrais jamais plus mes cheveux

Après mes soins, mes camouflages avec foulards divers, que mon entourage éloigné (parents d'école, copines ) ait pu s'imaginer que j'avais un cancer quelconque sans oser me le demander, et surtout après quelques semaines, ma toison s'est reconstituée. ALLEUIAHHHHHHHHHHHHHH !

Voilà pourquoi si longs ! je n'ai qu'une parole.

[Dix ans plus tard]

Mais ! avoir les cheveux longs, ondulés et épais c'est une activité à temps plein :

-  Prévoir un certain budget shampooing ET après shampooing.
- Obligatoirement les chignonner pendant mes heures de taf. La natte est à bannir, j'ai testé, elle a atterri sur le sexe d'une femme que je lavais.
- Les rabattre sur le côté pendant la pissette quotidienne et alors prenez note de ne jamais les oublier quand vous êtes sur le trône en proie à une gastro.
- Les attacher quand je suis confortablement assise sur le canapé et entourée de mouflets hyperactifs. Parce que les pieds sur les cheveux, non seulement ça vous bloque toute motricité des cervicales, mais en plus ça fait mal.
- Proscrire les brushings. Oui, je n'ai pas tout le temps deux heures à perdre ni la patience.
- Intégrer que ça attire les petites filles de 6 à 12 ans. Chouettteeeeeeeeeeee une vraie tête à coiffer !. Et beaucoup de noeuds en perspective.
- Aller chez le coiffeur les cheveux barrettés au maxi pour ne pas montrer la longueur immédiatement, ça peut choquer. Sinon, souvent ils n'ont pas le temps. Autrement dit ils ne sont pas hyper friands des démêlages de tifs d'une longueur excédent 20 centimètres.
Et bien avoir à l'idée que forcément, pour un coiffeur, vous avez toujours les cheveux abîmés au moins jusqu'a hauteur du cou.
Contrôler que le coiffeur a bien appris le concept de coupage de pointes, et pas que celui de la coupe au carré.
- Faire attention pendant l'habillage, y a toujours des mèches qui restent coincées dans la culotte ou le futal ou qui s'enroulent dans les boutons de chemise, de blouson et j'en passe.
- Trouver un stratagème pour que celui qui dort avec moi ne se réveille pas la bouche "empoilée".
- Investir dans un lisseur en céramique qui sèche en silmutané, qui coûte la peau du cul si je veux garder l'espoir de me raidir les tifs en un temps record. Ce que j'ai fait. Et ça marche !

Sinon, dans les trucs positifs :

- C'est beau.

Tout ça pour ça. Allez, rendez-vous dans 10 ans !


Mardi 20 janvier 2009
- Publié dans : Même que je peux parler de moi ! - Voir les 3 commentaires
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Dimanche 18 janvier 2009
- Publié dans : Gribouillage - Voir les commentaires
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