Un seul souffle manque à sa vie. L'hurricane qui dévaste la raison, l'excuse pour
se laisser dévorer d'instincts.
Elle veut encore apprendre pour retenir l'instant et se laisser déborder. Sentir
dans ses élans la carresse tendre de son esprit.
Elle pourrait, avec la noblesse d'un verbe, le faire basculer dans un monde qui
n'appartient qu'aux âmes et aux ardeurs qu'elles animent...et les laisser s'y rejoindre.
Elle voudrait dans un soupir, percevoir la seconde qui fait claquer les
certitudes de contre-vérités et s'en émouvoir.
Elle garde de son innocence de piètres et vaines souvenances, et de son joyau
battant des amours sanguinolantes.
Elle a pansé et pensé sa vie pour se survivre. Sa complexité n'est que l'ombre de
sa simplicité et n'a d'égale que ce qu'elle a réussi à sauver.
Il est construit d'infortunes, d'ambivalences, de passions, et de dualités . Il
contre, puis baisse la garde. Captif de ses impatiences et de ses exégèses perpétuelles, il s'enferme dans des tourments inutiles.
La peur ... parle t-on de cet effrayant sentiment d'attachement qui lie un homme
et une femme et qui les projette dans un ailleurs impalpable ?, cette perte de contrôle qui annihile cette putain de lucidité qui, jusqu'à aujourd'hui, finalement n'a fait que régenter leur vie
et les duper ? ce sentiment est-il celui qui éveille en soi tout ce qu'il y a de plus immatériel ?
La peur... mène à l'improbable et désillusionne.
La peur tue. La peur fait oublier de vivre. La peur fait de nous des
morts-vivants.
Vibrer, se reconnaître en l'autre, s'oublier et partager qui nous sommes sans
masque ni faux semblants, et se laisser porter par les ressentis que nous inspire l'instant, peut-être est-ce celà l'aventure vers l'inconnu qui fait tant peur ? Un inconnu à la fois captivant et
insécurisant. Demain, et les jours suivants s'imprégnent de l'autre, de ses effleurements, même dans l'absence, et sans conteste, donnent une vue vertigineuse des émotions qui au fil de temps
s'intensifient.
Peur de souffrir ... peur d'aimer ? peur de perdre en bravant ses propres jeux
interdits ? s'interdire d'aimer ?
Jamais rien ne sera aussi fort que d'accepter de se laisser dévorer par cette lente et fantastique intrusion de cette came que l'on nomme l'amour, comme l'opium était la source d'inspiration en son temps des plus grands poètes; elle force à vivre les sentiments, infléchit l'esprit à nos propres inspirations, et réfléchit qui nous sommes au plus profond.
Je n'ai pas peur de vivre ni du cyclone.
Lundi 10 août 2009
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Publié dans : Eclaboussures passionnées
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Par Blanche-neige - Ecrire un commentaire - Recommander


Keskizondi ?