Il y a des jours où on s'imagine que ceux qu'on aime, nous aiment autant. Une
fantaisie que l'on s'octroie pour survivre à nos inquiétudes. Parallèle entre le factuel et le chimérique.
Il y a des jours où l'origine de nos tourments émerge alors qu'elle était latente. Les bleus de l'âme essaimés à dessein éblouissent. Douleurs marginales de tes
semblables.
Il y a des jours où ils ne saisissent pas que la quiétude réside dans un tout, né de petits riens. Une simplicité qui cloître les esprits bâtards embarrassés d'un
petit "tout" né de rien.
Il y a des jours où les mots n'arrivent plus à bon port. Une culpabilité infondée n'atteint jamais l'être partial, si ce n'est, à tort, l'aider en toute impunité, à
le déresponsabiliser.
Il y a des jours où on n'est plus sûr de rien et capable de tout. Les colères apaisent et la patience épuise. La longue attente d'un improbable message de
générosité.
Il y a des jours où les épreuves amenuisent nos ardeurs et s'inscrivent dans nos "chers". Fruit d'un désolant combat. La vie nous malmène et nous grave de sa
dédicace.
Il y a des jours de pensées nomades qui passent, et d'aucuns ne sauraient s'en emparer.
Un tourbillon pour une ébauche de vie que l'on "croque" sur des pages déjà noircies.
Il y a des jours où l'on s'essouffle de sans cesse devoir se hisser des bas-fonds dans lesquels on nous a précipités. Un appel
aux sentiments, esquissé, pourtant étourdissant.
Il y a des jours où le sel ruisselle comme pour marquer un chemin. Sillons qui creusent de peines l'image que je perçois trop souvent, impuissante.
Il y a des matins où j'ai juste envie de te dire : "je suis là",
Et puis aussi que dans mon univers, mon voilier vogue aux aléas des souffles du vent qui se déchaîne.
Que je rêve d'hier quand la nuit tombe sur les voiles et que j'apprends à me repérer parmi ces milliers d'étoiles, couchée sur le pont, les yeux ouverts, pensive, loin.
Qu'il laisse dans ce bel océan des sillages d'orages et de rages. Que les oiseaux perçent l'atmosphère, planent et tournoient, et que je n'ai plus qu'à contempler le ballet pour qu'il s'inscrive
dans ma mémoire.
Que parfois, j'escalade le mât pour être au sommet de ce vaste monde.
Que je suis libre, et que ma liberté abrite mes pensées.
Si tu le croises un jour, je te hisserais la passerelle pour monter à bord.
Bien à toi.
Nath
Samedi 21 mars 2009
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Publié dans : Eclaboussures passionnées
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Par Blanche-neige
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