Ô mâges Ô miens !
Coups de coeur, émotions, anecdotes, des histoires
humaines, parfois cocasses, cyniques, affectives, personnelles. Au pôle de la douleur et de la souffrance règne une humanité exclue, à son opposé trônent l'admiration et l'empathie. L'aide est
précieuse, vitale, fondamentale.
Un cadre professionnel joint au cadre personnel, quand les deux dimensions ne font qu'une et font ce que nous sommes au plus profond de l'être. "Barrière", "distance" ne sont plus que des mots, un
abîme merveilleux dans lequel je me précipite à coeur perdu.
Pouvons-nous fermer une porte et faire s'envoler les confidences et aveux soufflés durant le temps d'une jolie aventure avec l'autre ? pouvons-nous faire de ces tranches de vie de simples souvenirs
? pouvons-nous retranscrire avec exactitude l'inexplicable ?
Je rencontre la misère matérielle, intellectuelle ou culturelle, à l'inverse je touche de près les intelligences non artificielles, cadrées, intenses : l'érudition dans toute sa splendeur. Je suis
percutée par la diversité des éducations, des milieux culturels et cette richesse que me nourrit.
Je vois dans les regards figés "la différence" qui exacerbe l'effroi des uns et la curiosité des autres. Je ressens l'incapacité de communiquer avec l'"inconnu", celui qui ne nous ressemble pas.
L'indifférence, le jugement, la pitié, la compassion; autant de termes pour justifier ce que la distinction peut engendrer comme facilités d'émotions aux yeux du passant qui fait semblant de
s'attarder sur un être singulier, puis, qui s'en va en s'empressant d'oublier ce qu'il vient de voir.
Voici toute une vie, de son origine à l'origine de celle des autres; la rencontre avec moi même. J'ai enfin rendez-vous avec la vie.
Bien la venue dans mon monde et les dédales de leur univers.
Nath
Keskizondi ?