Mon "de
profundis"....
Une sphère en dehors du temps, intemporelle, ma
citadelle,
Un endroit où aucune chose ne ressemble à aucune
autre, dans lequel tout a été déformé, reformé et "réformé",
Un silence au delà des cris que je
décrie,
Une fontaine dans le désert,
l'inépuisable,
Une route sans "sens" interdits, avec des
laissez-passer et "allers-retours",
Un labyrinthe avec un commencement, des buts,
sans fin,
L'infiniment grand au coeur de
l'invisible,
L'ombre sur la lumière et la vérité sur quelques
erreurs,
Un ciel dévoilé qui domine une terre en
jachère,
Une lune sur mes jours et un soleil sur mes
nuits,
Une innocence retrouvée dans un monde perdu,
Une bienveillance sur mes amertumes, l'amer me tue,
Une errance, pensées vagabondes sous le flot des ondes rances,
Un miroir de
sensibilités qui répercute la réflexion de mon humanité sur les cruautés,
Une mémoire gravée en lettres d'or, "de pleins
et de déliés", dédicacée par la vie,
Un regard de paix sur mes croisades, un pacte
rassurant entre hérésie et raison,
Une liberté sur mes "ancrages"..., ma lucidité
sur l'inconscient,
Un carcan sauveur "des coups" du sort, ma
rédemption,
Une vie intérieure dense, l'abondance, mon
opulence,
Une richesse de maux émaillés, les mots d'une
vie qui a basculé,
Une existence dans une réalité
mortifére,
Une cérébralité ardente sur des intelligences
évanescentes,
Un alinéa "vivant" de mon grimoire, dans lequel
l'amour règne avec grâce, au travers d'un désamour qui me saigne et qui a laissé sa trace,
Il est monde dans un
monde.
Keskizondi ?