Moi, moi et moi

  • : Le blog de Blanche-neige

Fichu temps qui passe !

Décembre 2009
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Autoportrait

  • : Blanche-neige
  • blancheneigeetles7nains
  • : Femme

Ô mâges Ô miens !

Coups de coeur, émotions, anecdotes, des histoires humaines, parfois cocasses, cyniques, affectives, personnelles. Au pôle de la douleur et de la souffrance règne une humanité exclue, à son opposé trônent l'admiration et l'empathie. L'aide est précieuse, vitale, fondamentale.

Un cadre professionnel joint au cadre personnel, quand les deux dimensions ne font qu'une et font ce que nous sommes au plus profond de l'être. "Barrière", "distance" ne sont plus que des mots, un abîme merveilleux dans lequel je me précipite à coeur perdu.

Pouvons-nous fermer une porte et faire s'envoler les confidences et aveux soufflés durant le temps d'une jolie aventure avec l'autre ? pouvons-nous faire de ces tranches de vie de simples souvenirs ? pouvons-nous retranscrire avec exactitude l'inexplicable ?

Je rencontre la misère matérielle, intellectuelle ou culturelle, à l'inverse je touche de près les intelligences non artificielles, cadrées, intenses : l'érudition dans toute sa splendeur. Je suis percutée par la diversité des éducations, des milieux culturels et cette richesse que me nourrit.

Je vois dans les regards figés "la différence" qui exacerbe l'effroi des uns et la curiosité des autres. Je ressens l'incapacité de communiquer avec l'"inconnu", celui qui ne nous ressemble pas. L'indifférence, le jugement, la pitié, la compassion; autant de termes pour justifier ce que la distinction peut engendrer comme facilités d'émotions aux yeux du passant qui fait semblant de s'attarder sur un être singulier, puis, qui s'en va en s'empressant d'oublier ce qu'il vient de voir.

Voici toute une vie, de son origine à l'origine de celle des autres; la rencontre avec moi même. J'ai enfin rendez-vous avec la vie.

Bien la venue dans mon monde et les dédales de leur univers.

Nath

Texte Libre

Keskizondi ?

Texte Libre

Texte Libre

Même que je peux parler de moi !


Y a des journées comme ça ...

Hier soir, j'avais mon neveu en garde, deux ans, presque et demi ! 
Après une journée bien remplie et fatigante et mes devoirs de mère et de tante attentionnée acquités, je bois mon café et je fume ma clope devant mon pc.
Une odeur nauséabonde vient me titiller les naseaux, jusqu'à ce que je comprenne d'où elle provenait : du cul merdeux de mon neveu adoré ! 
Dans un dernier élan d'énergie, je me décide à le des-empuantir.
Là, je le vois débouler comme une bombe dans la salle, déraper et s'éclater la tête sur le coin d'une petite table. 
No panic ! plus un bruit ! et tout d'un coup un hurlement strident ! il se tient la tête ...
Je le relève, et je ne vois rien, je fais diversion pour le calmer, en deux minutes j'ai réussi à le faire sourire, si ça c'est pas une tata géniale ! 
Et tout d'un coup, je vois du sang sur l'oreille couler au goutte à goutte. Je regarde de plus près... ouais l'oreille est coupée au niveau de l'ourlet du pavillon... "j'ai mal à z'oreille tata", ah ouais tu m'étonnes...
Je rassemble les troupes, mon fils cadet réussit l'exploit de s'habiller en une minute trente ! le grand encore dans sa leçon de français, absolument paniqué, en tee-shirt ! et direction l'hôpital.
Deux secondes avant de fermer la porte de chez moi, coup de téléphone : 
ma soeur : -comment va Sorën ?
- Pas le temps soeurette j'emmène ton fils à l'hôpital il s'est coupé l'oreille ! on se rejoint aux urgences !

Nous voilà arrivés aux urgences. J'explique mon cas et je remplis les formalités en attendant ma soeur. Je me tourne légèrement pour voir où étaient mes fils, et je vois Riyad tituber pas loin du comptoir des urgences, puis s'exploser la tête contre la photocopieuse, plutôt en train de me dire que vu la maladresse qui l'habite d'ordinaire (peu en sont dotés je vous l'assure !), et qu'il devait faire le débile ! (oui mon fils est un peu dans son monde, on ne peut pas avoir un cerveau qui déborde, et une agilité à toute épreuve !), j'étais à mille lieues de m'imaginer que c'était pour de vrai !
Mon fils venait de tomber et d'avoir un malaise !
Les infirmiers s'affairent, le ramassent, l'allongent sur un lit pas loin, lui surélèvent les jambes, le secouent un peu, dextro, examen clinique, solution sucrée, tension ! et moi à côté, mon neveu avec son oreille en chou-fleur dans les bras !
La secrétaire vient me voir : "vous venez madame, on fait une entrée pour votre fils en pédiatrie"..
Euh....
Illyess aux 400 coups qui ouvre une porte pour prendre l'air, qui me balance "putain, maman, j'ai envie de vomir"... 
Chais pas ? peut-être qu'ils font des prix de groupe dans les hostos ? 
Les infirmiers me jettent un regard compatissant !
Sur ce, ma soeur arrive, toutes les deux au comptoir pour enregistrer l'entrée de nos gamins en pédiatrie !
On me demande d'emmener mon fils dans le service, 6ème étage par l'ascenseur là juste derrière les portes grises !
Au seuil du service, Riyad me dit "maman j'ai mal à la tête", pas le temps de répondre, il s'effondre. Deuxième malaise ! étalé comme une crêpe par terre !
Les infirmières arrivent, le transportent dans une chambre, re-batterie d'examens, re dextro, taille, poids, tension etc...
Un interne se pointe pour un examen neurologique, "quel est le président de la république ? en quelle année sommes-nous ? etc" (te trompe pas fiston sinon on va y passer toute la nuit), oui oui c'est bien Sarko notre laisser-passer pour rentrer chez nous !!
Il me dit que ce sont des malaises vagaux, autrement dit nerveux. Que normalement il devrait rester ici puisqu'il a eu un choc assez brutal, afin d'être surveillé durant les 24 heures à venir, mais qu'il y avait des cas de grippe A, qu'il valait mieux donc que je le surveille moi même.
Entre temps mon neveu s'est fait rafistoler l'oreille, il est affublé de trois jolis points du suture. Recousu sous gaz hilarant (d'oxygène pure), il était mort de rire ! 

J'ai ramené tout ce beau monde à la maison, (oui ma soeur reprenait le taf à 6h du mat'). J'ai passé ma nuit à réveiller mon fils toutes les deux heures, pour qu'il me dise ce matin qu'il ne se souvenait pas de mes réveils intempestifs (il en a de la chance !), et à observer mon neveu et sa fichue oreille, qui a dormi comme un loir !
Ils étaient plein gaz ce matin, et moi vraiment, vraiment lessivée ! Bordel !


 
Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /2009 16:01
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Si :

- Tu as 38 ans, que tu es du signe du gémeaux,
- Tu as les tempes grisonnantes, un corps douillet, des cuisses musclées, et de jolies mains manucurées...,
- Tu sais causer ma langue de dégénérée, et comprendre mes silences fracassants,
- Tu trouves ma famille sympa (...),
- Tu as les oreilles dépoilées et trois fringues à te coller sur le derrière depuis mercredi soir,
- Tu aimes mes cachoteries,
- Tu fais l'amour comme un Dieu grec en étant capable de fixer mes yeux "serpent(és)" pendant nos truculents et nombreux ébats de sauvageons,
- Tu poses toujours la même question inlassablement et que tu n'es pas fatigué d'entendre toujours la même réponse,
-  Tu sais que cliquer c'est tromper, et que c'est à tes risques et périls,

Rejoins-moi devant la porte, St pierre a des clés à nous remettre pour le salut de nos âmes.

NB : si ton prénom ne débute pas par un "P", cette annonce ne te concerne pas.
NB1 : si tu n'es pas à l'instant en train de te laver les dents... non plus.
NB2 : si tu ne sais pas que j'ai des pieds magnifiques, encore moins.

Et chose essentielle, si tu es le roi des lapsus, je te kiffe.


Et sinon ?
Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /2009 18:37
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Bon.
J'avais un projet de tatouage avant de partir à Cannes et ce, depuis quelques temps (malgré d'autres tatoos déjà étalés sur mon corps. Pas la peine de fantasmer, je montre à qui je veux !), j'attendais que ma fille me le dessine, et scoop ! elle me présente le mec le plus déglingos des Alpes maritimes, tatoueur atypique. Un genre de bad boy d'1m 90 environ, Marylin Manson, tatoué à peu près partout, piercé, aux botillons et culotte léopard. Complètement déjanté, comme j'aime (ai-je besoin de le préciser ?). Un personnage incontournable. J'aurais loupé un truc de ne jamais l'avoir croisé un jour.

On lui expose l'esquisse de ce que je veux me faire graver sur la hanche A VIE (bah ouais ça se médite un  tatoo) ! histoire de lui donner une idée : le prénom de chacun de mes trois enfants mais façon rock'n roll, en lui laissant carte blanche sur le choix des lettrines, juste en imposant de prendre une lettre descendante du prénom précédent pour faire l'initiale du suivant (pas trop largués ?).
On discute tatoos dans un tel brouhaha musical que même Manson en aurait perdu son oeil bleu. Conversation animée entre ses "fuck Hippies", "tu verrais ces mongoles" et ses petits gants roses fushia posés non loin des machines.
Il me demande de repasser dans quelques jours pour me montrer l'oeuvre d'art qu'il compte inscrire dans ma chair si tendre (je m'égare ?) en me prévenant gentiment que -sur la hanche ça fait super mal, ma vieille tu vas en chier- !

Même pas démoralisée, j'opine (en un seul mot) du chef et lui donne rencard pour mardi.

Nous revoilà prêts à découvrir sa création. Il nous colle deux dessins sous le nez, je choisis le premier. Lettrines mexicaines trafiquées by Fred (en chemise noire décolletée) ça ne se refuse pas.

Le rendez-vous est pris le mercredi suivant, la veille de mon départ.

Installée sur la table de torture, les hanches à l'air, Fred enfile ses gants d'une élégance époustouflante, prépare les pigments, les aiguilles stériles et met en route la machine.
C'est parti !
Complètement détendue, il me demande tout en me tatouant si j'ai payé cher pour aller chercher mes gosses en Pologne, et comment j'ai pu faire pour avoir une fille aussi "mongole" et l'air ahuri , il m'invite environ toutes les 5 minutes à souffrir : -tu vas avoir mal quand là ?-
Toutes les 10 minutes, des êtres venus d'ailleurs rentrent dans le local pour espérer se faire tatouer le prénom de leur gonzesse fraîchement pécho sur la plage, moi, toujours les hanches à l'air... et j'entends continuellement le même refrain de la part de Fred -tu m'as bien regardé ?, je tatoo le sosie de mimi mathy, j'ai pas que ça à foutre-.
Il exécute le tatoo en 45 minutes au lieu de 2h, ben ouais, quand on n'a pas mal et pas une peau réfractaire ça va toujours beaucoup plus vite. Il fera quand même une pause de 10 minutes pour piercer une jeune-fille au nez, pas rassurée par le look non-tendance et marginal de l'individu sensé lui mettre un joli bijou dans la narine gauche.
Le travail fini, les cheveux ébourriffés, buvant son coka, et fumant sa clope, il me chante les yeux fermés : -t'as tes gosses dans la peau ! des petits polonais et un boudin !-.
A qui le dis-tu ! in the skin !
Merci pour ce magnifique tatouage et cette "piquante" rencontre !


Ps : je mettrai des photos de tout ça quand ma fille me les aura envoyées...

Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 18:44
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