Moi, moi et moi

  • : Le blog de Blanche-neige

Fichu temps qui passe !

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Autoportrait

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Ô mâges Ô miens !

Coups de coeur, émotions, anecdotes, des histoires humaines, parfois cocasses, cyniques, affectives, personnelles. Au pôle de la douleur et de la souffrance règne une humanité exclue, à son opposé trônent l'admiration et l'empathie. L'aide est précieuse, vitale, fondamentale.

Un cadre professionnel joint au cadre personnel, quand les deux dimensions ne font qu'une et font ce que nous sommes au plus profond de l'être. "Barrière", "distance" ne sont plus que des mots, un abîme merveilleux dans lequel je me précipite à coeur perdu.

Pouvons-nous fermer une porte et faire s'envoler les confidences et aveux soufflés durant le temps d'une jolie aventure avec l'autre ? pouvons-nous faire de ces tranches de vie de simples souvenirs ? pouvons-nous retranscrire avec exactitude l'inexplicable ?

Je rencontre la misère matérielle, intellectuelle ou culturelle, à l'inverse je touche de près les intelligences non artificielles, cadrées, intenses : l'érudition dans toute sa splendeur. Je suis percutée par la diversité des éducations, des milieux culturels et cette richesse que me nourrit.

Je vois dans les regards figés "la différence" qui exacerbe l'effroi des uns et la curiosité des autres. Je ressens l'incapacité de communiquer avec l'"inconnu", celui qui ne nous ressemble pas. L'indifférence, le jugement, la pitié, la compassion; autant de termes pour justifier ce que la distinction peut engendrer comme facilités d'émotions aux yeux du passant qui fait semblant de s'attarder sur un être singulier, puis, qui s'en va en s'empressant d'oublier ce qu'il vient de voir.

Voici toute une vie, de son origine à l'origine de celle des autres; la rencontre avec moi même. J'ai enfin rendez-vous avec la vie.

Bien la venue dans mon monde et les dédales de leur univers.

Nath

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Keskizondi ?

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Eclaboussures passionnées



Il y a des jours où je prie. Où je suinte de désirs sourds et "expire" de soupirs muets. Des jours où je veux faire danser mes aveux sans détour sur la Sonate de Menuet.
Il y a des jours où les kyrielles de notes qui s'évadent de nulle part, sont violentes. Des jours où elles accompagnent mes litanies et mes vides.
Il y a des jours où elles sont couleur ébène et douloureuses. Où le diable me les chante en Cantilène et me nargue de ses vulgaires bravades.
Il y a des jours où jouter avec lui m'enclave dans l'abîme de ses balivernes. Où je censure ses couplets par des interludes d'innocence en refusant ses aubades.
Il y a des jours où elles mettent ma vie en scène, en mélodrame. Où elles m'exhibent sous des mots obscènes. Des jours où je les laisse me malmener.
Il y a des jours où je cherche les rythmes d'une harmonie en laissant parfois le destin jouer de son ironie. Où je déroule la partition, éplorée.
Il y a des jours où elles me fredonnent une histoire qui me stigmatise avec une musicalité qui m'attise et me courtise. Des jours où elle m'hypnotise.
Il y a des jours où je tangue dans un autre monde, où le temps ne s'estime qu'en secondes. Des jours où j'abandonne ces rengaines, pour des accords de guitare insensés.
Il y a des jours où je les entends en acoustique, mon accoutumance. Où je tremble sur leurs promesses comme de riches présages qui frôlent finement mon visage de leurs caresses .
Il y a des jours où je débite un langage à mon image. Des conjugaisons qui me soulagent. Des jours de déshabillage pudique sur des pages immaculées.
Le déclin.

Il y a des nuits où les notes défilent, je frissonne, furtives, elles m'enivrent et me captivent, consécutives. Des jours où fugitives, je les capture pour une symphonie exhaustive.
Il y a des nuits où tout s'enchaîne et se presse, où elles sont enjôleuses. Où elles m'enrichissent d'échos passants.
Il y a des nuits où elles se déversent comme une pluie torrentielle, où elles réveillent mes rêves les plus incertains, où sans controverse se dispersent, et jettent leur dévolu.
Il y a des nuits où leur magie m'ensorcèle. Des jours d'évasion intemporelle dans ma tourelle où je leur reste fidèle .
Il y a des nuits où elle me font grâce de cavatines douce et satines, elles trottinent ça et là et s'obstinent, où elles se gravent avec audace.
Il y a des nuits où l'oeuvre s'écluse, je l'excuse, car par ses faveurs, je peux poser ici dans l'impromptu ce qu'elle m'inspire, et à jamais resonder ses vertus.
La vie. 
Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 22:01
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Je me lamente et je vocifère
Fades tourmentes angulaires
Je pose des mots clandestins
J'ai eu ma dose de ce destin.

Obscur dédain, mauvaise bile
Fuite du certain qui prend asile
Perte de foi, peur satanique
Hors-la-loi d'un amour chaotique.

Serment ravalé, poussière d'été
Âme envolée, coeur tailladé
Piété éternelle, lubie de la passion
Mon état actuel : la déraison !

Avenir censuré pour la gloire
Sanglots étouffés, pardon aléatoire
Carillon arrêté, aiguilles sur minuit
Nouvelle réalité, où est le sursis ?

Je taxe et cite cette salope de vie
Elle est écrite sur le ton de l'agonie
Ballade infâme d'une plume divine
Comme une lame affilée assassine.

Vérités bafouées, mythe d'un conte
Illusion rêvée, ça me démonte
Fragilité improbable ? démentie !
Place au diable, feux de la repartie.

Une voie tracée, suivie puis effacée
Nommée : fatalité, esprits enflammés
Feuille raturée de tortueux couplets
Pléiade de pensées, ma folie fait le guet

Je soutiens en noir cette mortification
Le reflet du miroir est l'affirmation
D'un désespoir et d'abomination
Je dis Adieu à l'auto-destruction.

Ma mémoire, traîtresse de mes cris
M'aspire par ses caresses  : l'oubli
Minutes d'accalmie, la frénésie ressurgit
Un constat pourri d'un amour sans abri.

Armes illégales, à coeurs déloyaux
A blessures glaciales, mes adieux cordiaux.

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 23:00
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Dans la sombreur, au déclin d'une saison, le ciel cérulé, strié par les rais de lune, je livre, latente, au centre de mes oraisons, mes dédales comme un trésor d'infortune.

La mer berce l'infinie horizon qui se tait. Un cri disparate ... des déferlantes, échoue. Une parcelle ondule, se dessine, persécutée, les éléments s'obstinent, le vent joue !

Au coeur du parfum de sel, la plage est arène. Sous les ressacs mouvants, l'écume bave. Le sable se dérobe vers quelques carènes, en poussière d'or ornant diverses épaves.

Au port, un règne magistral plane, pudique. Les navires blancs, ancrés, jonchent les eaux. Les mâts épousent les contrastes ludiques... sous mes yeux un décor divin de tableau.

A l'apogée de leur gloire, les étoiles reculent. L'empyrée vacille au rythme de mille éclats. Les voiles des rafiots éventrées se bousculent, je m'évade sous les fracas.

De ma paume je vise les abîmes de l'univers, je lis la partition de toute son immensité, je calque ma vision sur ma copie, en vers, d'un monde qui manifeste son intensité.

Un musicien affligé use non loin sa cithare, masqué par la brume il ressemble aux chimères, un visage effacé, la bouche gercée et un cigare, pour trois sous invite au bonheur éphémère.

Je me retourne une dernière fois, troublée, je vole l'image irréelle, imprégnée, je surplombe les praires encore ensablés, et je consens à laisser cette âme ici régner.
Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /2009 00:47
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