Moi, moi et moi

  • : Le blog de Blanche-neige

Fichu temps qui passe !

Décembre 2009
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Autoportrait

  • : Blanche-neige
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Ô mâges Ô miens !

Coups de coeur, émotions, anecdotes, des histoires humaines, parfois cocasses, cyniques, affectives, personnelles. Au pôle de la douleur et de la souffrance règne une humanité exclue, à son opposé trônent l'admiration et l'empathie. L'aide est précieuse, vitale, fondamentale.

Un cadre professionnel joint au cadre personnel, quand les deux dimensions ne font qu'une et font ce que nous sommes au plus profond de l'être. "Barrière", "distance" ne sont plus que des mots, un abîme merveilleux dans lequel je me précipite à coeur perdu.

Pouvons-nous fermer une porte et faire s'envoler les confidences et aveux soufflés durant le temps d'une jolie aventure avec l'autre ? pouvons-nous faire de ces tranches de vie de simples souvenirs ? pouvons-nous retranscrire avec exactitude l'inexplicable ?

Je rencontre la misère matérielle, intellectuelle ou culturelle, à l'inverse je touche de près les intelligences non artificielles, cadrées, intenses : l'érudition dans toute sa splendeur. Je suis percutée par la diversité des éducations, des milieux culturels et cette richesse que me nourrit.

Je vois dans les regards figés "la différence" qui exacerbe l'effroi des uns et la curiosité des autres. Je ressens l'incapacité de communiquer avec l'"inconnu", celui qui ne nous ressemble pas. L'indifférence, le jugement, la pitié, la compassion; autant de termes pour justifier ce que la distinction peut engendrer comme facilités d'émotions aux yeux du passant qui fait semblant de s'attarder sur un être singulier, puis, qui s'en va en s'empressant d'oublier ce qu'il vient de voir.

Voici toute une vie, de son origine à l'origine de celle des autres; la rencontre avec moi même. J'ai enfin rendez-vous avec la vie.

Bien la venue dans mon monde et les dédales de leur univers.

Nath

Texte Libre

Keskizondi ?

Texte Libre

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Les inclassables

L


On se retourne, on s'arrête.
Sur lui, ou elle.
Peut-être grâce ou à cause :
D'une émanation distincte au centre des platitudes. Un mot, un visage, un parfum, une prestance. La beauté simple d'un geste, qui souvent trahit. Un sourire, une élégance, une éloquence, un discours à la hauteur. Un croisement de regards fortuit qui nous entraîne dans une folle intrigue.
Ou : 
D'une allure, un silence, des oublis et quelques vérités. Un concentré de petites choses subtilement parlantes qui dérange, bouscule, qui met des virgules à la place des points. Une orgie des (bons) sens sur les idéaux bas de gamme. Un érotisme qui se dégage et qui met l'esprit en pâmoison.
Ou encore :
D'une beauté imparfaite, ou l'imperfection faite de beauté. Un artifice de couleurs qui nous explose au visage pour nous clouer au sol, béats. Juste le temps d'un regard. Un écho vibrant au milieu d'un raffut ambiant. Une vision qui gomme le superflu alentour. Un temps qui égrène les secondes trop vite.

Et puis soudain, une volonté inextricable, un désir troublant, de s'abandonner à une partie de jambes en l'air de l'intellect, comme une caresse sur l'amertume.  


Pourquoi ?





 
Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 23:02
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Par Blanche-neige - Ecrire un commentaire - Recommander

J'éteins ma clope avant d'écrire c't'article, et je vais me chercher un café.

"Je m'applique à donner ma vision du monde et à viser l'inaperçu. J'espère caresser et figer l'instant, surplomber l'inaccessible et immortaliser l'éphémère.
Magique est la vie. Je modèle les formes, je transforme le laid en beau, je déforme l'expression de vos regards et je sublime les attraits. 
J'ose montrer qui je suis au travers de ce qui est. Je rends perceptible l'inodore, l'inaudible et l'illisible et j'empile les images de l'invisible.
Les objets respirent, les couleurs se contrastent, les sujets m'inspirent, et les pâleurs expirent.
Je revêts les nus d'égards, et je dénude les apparences. Contourner les courbes, glisser au gré des ondulations, revenir à la ligne, et arrondir les angles ... trajectoire de la pensée au soupirail oculaire, qui ouvre des milliers de fenêtres sur un unique portrait.
Une porte close devient une ouverture, une vitre brisée un filtre diaphane, un lieu désert des mirages,  un entre-cuisse un appel à la décence et une banalité une particularité.
Je dérobe le rêve et je prends ma liberté... je libère les clichés de leur carcan, pour qu'ils vous fredonnent leurs mystères. Ils racontent une histoire, peut-être est-ce la mienne...
Je mets en lumière le musicien à l'angle de la rue, d'un sein anonyme j'en dresse un mont divin, d'une prostituée apparaît une jolie courtisane, d'une fleur du mal la panacée.
Je suis pris d'obsessions chimériques, aspirant à ne jamais retrouver les mêmes semblances, à toujours vouloir encore et encore m'arrêter là, m'imprégner, me retourner et ne jamais y revoir les mêmes choses. 
Je peins des tableaux sans peinture, que je ne signe pas. J'y laisse juste ma trace, ma perspective, mes vérités fantasmées, mes fantasmagories et mes paradoxes. 
Je parodie l'existence.
Je vole la lueur au bout du tunnel, les bas filé de ces jambes longilignes, réhaussées d'escarpins noirs, cette cicatrice là, sur ce visage, qui anime cette femme d'une beauté sans égale, ces rides creusées au coins des yeux de cet homme, affaibli, qui ne désaoule pas, et j'emprisonne mes souvenirs.
J'attrape la larme pour des torrents de sel, la pluie pour provoquer la fièvre, je mêle, je mélange, je juxtapose les anges et les suppôts de Satan, je happe les éléments qui ruissellent, je jouis de mille manières des bagatelles, même de la fange, et je recompose les temps.
Je vois les rues retirées et leur cachet, les avenues fréquentées et leur singularité, les manoirs luxueux, cette cathédrale qui pousse au vice, ce taudis clairsemé de cartons et de vestiges, ces murs aux croquis énigmatiques, ces recoins où traînent des couvertures encrassées, et je suis là pour cueillir la beauté des lieux.
L'obscène est parfois pureté, la pureté un péché. Le noir et le blanc s'accordent au corps accord, les ombres percent la lumière, les reflets saccadent les vides, j'investis, discret ces illusions instables...."

 
 

 








 
Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 23:00
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C'est le centième !

C'que j'ai pu écrire ! inépuisable je suis !

Un petit bilan ? une introspection ? parce-que j'ai encore pitoyablement oublié le deuxième anniversaire de mon blog à l'instar du premier ! 
Ca va déménager...

A toi,
Une année encore riche ! une vie luxuriante, d'ombres et de lumières.
Quelle belle aventure !
Condamnée à vivre, j'ai décidé d'exulter, de respirer mes réussites, de mépriser les envieux, de cauchemarder mes bonheurs, d'abandonner mes affres et de les laisser pour compte.
J'emmerde les lucifériens, hélas de mon espèce, je veux sentir le paradis brûler mes pieds, être la dame sur le damier, et les mettre en échec et mat.
Je veux exister au nom de ceux qui sont partis, mes chers, et faire de leur tragédie un brasier vivant. 
Que tout parte en fumée, en fumée...
Je veux diviser pour obtenir le bon dividende, additionner pour mieux me soustraire, et multiplier mille fois mes ardeurs pour offrir la quintessence de mes produits.
Je veux supplier Dieu de me laisser du temps et m'incliner devant la providence. 
Oui, j'ai la rage de vivre. L'âpreté a suffisamment gercé mes lèvres, place à la douceur du miel pour adoucir la rudesse des obstacles.
Je veux que la pluie tombe sur mon visage pour me laver de tout ressentiment, et que l'orage me foudroie de larmes .
Que tout parte en pleurs, en pleurs ...
Condamnée à me battre, j'ai décidé de gagner, d'affiner mes armes, et de fouler l'arène.
Je veux de l'équilibre dans le bancal et des fautes dans les mesures. Apprendre, désapprendre, me souler, braver, défier, et me laisser bercer par les étreintes rassurantes de mes ambiguïtés.
Je veux aimer, succomber aux travers des caresses insolentes des élans enflammés. Oxyder les rancoeurs, m'épuiser à voir toujours plus loin, faire d'une étincelle une incandescence, et me laisser consumer.
Je veux sentir les odeurs du bonheur, m'en imprégner, et me souvenir de son exhalaison jusqu'à la fin.
Je ne suis qu'une humanoïde qui écrit ses pensées et ses vérités, déferlantes irrépressibles ! elles frappent vos esprits comme des gifles sur un visage, bon sang ! où échouent-elles ?
Vampirisez-moi bordel ! que je puisse faire de la place pour me nourrir de vous...!
Oui, je t'aime, toi, mon semblable ... je "dé-faille", entre, la porte est ouverte, sois prêt, je suis plurielle. Regarde comment, sur une terre aride, on parvient à cultiver les plus belles fleurs. L'inconnu(e) t'effraie... laisse-toi embarquer, j'ai ouaté les lieux...
Que s'envolent tes peurs, tes peurs...
Je déraille sans cesse la voie des faits, je défais ma vie, et je te défère mon âme.
Je mets la vie dans la vie. 
Qu'elle ne s'arrête jamais, jamais...

My Love.







 

 
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /2009 18:59
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